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Au départ, vous êtes prof de gym ?
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Oui. C'est à cette occasion que j'ai faite ma première photo de danse.
Le comité départemental des Bouches du Rhône m'avait commandé un travail
sur les compagnies amateurs qui l'animaient.
Et puis de plus en plus de compagnies professionnelles sont venues
dans la région montrer leur spectacle. A chaque fois j'allais les
voir, je leur demandais l'autorisation de prendre des photos. Petit
à petit, j'ai fait des rencontres humaines et j'ai développé mon activité.
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Comment se passe la prise de vue ?
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Généralement, je ne vois pas les spectacles en répétition. Je préfère
aller directement à une représentation publique. Et je guète l'instant.
Quand on a déjà vu un spectacle on attend l'instant, avec le risque
de passer à côté. Moi, je me mets à l'affût.
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Qu'est
ce qui vous préoccupe dans la danse ?
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Plus
que la danse où le mouvement, c'est l ‘énergie qui m'intéresse.
L'émotion aussi.
L'énergie, dans la violence de ce que les corps renvoient. Dans leurs
attitudes. Par exemple, je peux photographier un bras. Faire un gros
plan sur un muscle qui accrocherait un mouvement. C'est un instant
fort. Et c'est plus parlant que de voir une jambe levée !
C'est aussi
pour cela peut-être que je ne photographie pas du classique. C'est
une danse trop codifiée. Il n'y pas assez de place pour cette énergie
là, ces émotions nées du corps des danseurs.
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Vos
photos sont très sensuelles …
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Quel
est votre plus beau souvenir de danse ?
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Pina
Bausch. Tous ses spectacles !
Parce qu'à chaque instant, il se
passe quelque chose d'imprévu, de triste, de gai. Il y a toute la
palette des émotions et des énergies possibles. Avec en plus des danseurs
magnifiques.
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